Les Voyages Extraordinaires d’Olympus

Dans le cadre de ses « voyages Extraodrdinaires », Olympus m’a donné l’occasion de tester son dernier boîtier « professionnel » : l’OM-D E-M1 (!).
Je vous propose donc un bilan « rapide » de cette balade aux Forges de Trignac (puis à St Nazaire), spot « urbex » bien connu des photographes de la région, en compagnie du fleuron de la gamme Olympus.

1) Premières impressions

La prise en mains, tout d’abord.
Eh bien le bestiau est compact, assurément !

E-M1

Photo au smartphone dans l’autocar = photo floue !!!

Le boîtier est ici équipé du 12-40 f/2,8 (éq 24-80 en 24×36) ; la construction métallique et le zoom à ouverture constante font que l’appareil est très dense.
Massif, et assez lourd pour sa taille, il reste néanmoins très discret en comparaison d’un « monobloc » professionnel tel que mon Nikon D4.
En tous cas l’impression de qualité et de solidité est là !

Pour ce « Voyage Extraordinaire » j’avais choisi le thème « Usine abandonnée », qui m’a donc amené aux Forges de Trignac.
Nous sommes arrivés sous la pluie, mais pas d’inquiétude ; le boîtier E-M1 est tropicalisé, et le 12-40 f/2,8 est joliment annoncé « splash proof » !

2) Passons au choses sérieuses : l’utilisation !

L’ergonomie est sans mauvaise surprise, les différentes commandes sont plutôt intuitives et bien situées sur le boîtier. Les positions 1 et 2 du bouton AEL resteront toutefois un mystère pour moi, en l’absence de notice. Idem pour les filtres « art », dont je ne trouverai pas comment les désactiver, bien que la molette principale soit sur A (priorité ouverture) et non sur Art. Fort heureusement j’avais configuré la capture d’images en RAW+jpg : je n’aurai à subir ces filtres « artistiques » que sur les jpg, et pas sur les RAW.
On peut, au passage, se demander ce que ces filtres créatifs viennent faire sur un boîtier à vocation professionnelle…

Évidemment, comme beaucoup de professionnels, j’attendais cet appareil au tournant sur le registre du viseur électronique. Et bien qu’ayant mis de coté mes préjugés, je n’ai pas été séduit par la proposition d’Olympus ; l’œilleton manque de confort et de dégagement, et le viseur en lui-même m’a paru un peu étriqué (mais certains le trouvent « large », tout dépend à quel appareil on compare !).
Sa dynamique est trop courte, et les zones de sur-ex / sous-ex sont bien trop claires ou sombres pour que la visée soit réellement confortable. Bon point, la rémanence qui était problématique sur les premiers hybrides est devenue négligeable.
Autre point qui m’a agacé ; le viseur affiche la photo qui vient d’être prise, vous privant pendant quelques instants de la vision sur la scène que vous photographiez. Ceci dit, cette option est probablement configurable…
Point positif de ce viseur ; en mode « créatif » il affiche l’image telle qu’elle sera enregistrée, c’est à dire que vous avez, en direct, une idée de ce que sera le jpg final.
Revers de la médaille, avec certains modes créatifs, justement, la visée devient vraiment inconfortable à cause des bords du viseur qui sont flous, ou du viseur qui devient très sombre, etc… Là aussi j’espère que cette option est annulable…

L’autofocus « dual fast » est hyper-réactif, il couvre la presque totalité de l’image, et est paramétrable à l’envi ; il semble difficile de le prendre en défaut, du moins dans des conditions normales de luminosité.

3) Et la qualité d’image, dans tout ça ?

Elle va assez bien, merci pour elle !!!
C’est le moins qu’on pouvait attendre d’un boîtier proposé au tarif – plutôt musclé – de 1400,00€ sans objectif (2000,00€ le kit avec zoom 12-40 f/2,8)
Servi par cet excellent 12-40 f/2.8, justement, le capteur n’a aucun mal à délivrer des fichiers détaillés, propres à satisfaire les amateurs de piqué.
Les 16 Mpixels sont amplement suffisants pour des impressions au format A3 destinées à être exposées en galerie. Notez que si, comme moi, vous recadrez vos images au ratio 3:2 (j’avoue que le 4:3 me déstabilise pas mal, ni vraiment rectangulaire ni assez « carré ») vous ne profitez plus « que » de 14 Mpixels.
C’est d’ailleurs cette relativement faible densité de photo-sites, alliée à un traitement efficace, qui explique que les images sont exemptes de bruit jusqu’à 1600 isos sans que les détails en pâtissent trop ; performance assez remarquable pour un « petit » capteur.
Reste que la dynamique du dit capteur m’a parue un peu courte : la perte de détails dans les hautes lumières, en particulier, est assez franche et on (re)prendra rapidement, avec ce boîtier, les bonnes habitudes du début du numérique. En clair, on choisira de légèrement « exposer à gauche », comme disent les aficionados de l’histogramme !

4) En conclusion

Utilisateur occasionnel de COI (Compact à Objectifs Interchangeables) dont un Olympus Pen E-P2, j’étais curieux de voir comment le pionnier de ce système a fait évoluer le concept.
Et sans aller jusqu’à remplacer complètement mon système réflex actuel, l’idée de compléter le dit système par un boîtier ultra-performant au look assez discret et à la compacité certaine me tente plutôt.
Pour me séduire totalement, il faudrait toutefois que le viseur électronique soit encore amélioré, et surtout que le boîtier soit débarrassé de toutes ses fonctions gadgets, propres à séduire un amateur pas trop averti mais rédhibitoires pour un pro qui veut aller à l’essentiel.
En clair, il faudrait qu’Olympus nous concocte la version hybride du très sympathique Nikon Df !

 

Pour finir, quelques jpeg « bruts de capteur » réalisés pendant ce sympathique périple…
Images presque toutes affublées de l’effet « tilt shift », effet dont je n’ai su me défaire que pour en subir d’autres !!!

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Réalisée avec un Olympus E-M1

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Les derniers commentaires

  1. Merci pour ce compte rendu. Je compte changer mon lourd reflex contre un om-d mais ce sera surement le e-m10 reste plus accessible pour moi en terme de prix.

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